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La France insoumise est la seule force de gauche favorable à l’union

La France insoumise favorable à l'union

en bref

La France insoumise est à l’initiative de la création de la NUPES en 2022, qui a permis à la gauche de remporter le premier tour des législatives.

La France insoumise a proposé à de nombreuses reprises aux écologistes de présenter une liste commune aux européennes de 2024, pour faire face à l’extrême droite. Ce sont les écologistes qui ont refusé.

Dans le cadre des élections municipales, la France insoumise s’est engagée à proposer des accords de rassemblement dans les villes où elle sera en tête de la gauche au premier tour. Pendant ce temps, le PS continue à refuser tout accord avec la France insoumise.

En 2022, la France insoumise impulse la création d’une union de la gauche aux élections législatives, malgré la campagne de dénigrement dont elle a fait l’objet de la part des autres candidats de gauche, et leurs faibles scores. Avec la NUPES, la gauche double le nombre de ses élus à l’Assemblée nationale (passant de 60 à 149), et remporte le premier tour des élections législatives, une première depuis 10 ans. Après le second tour, face à l’entrée massive de députés du RN à l’Assemblée, Jean-Luc Mélenchon propose que la NUPES fusionne en un seul groupe. Ce sont les autres partis qui refusent. 

À l’approche des sénatoriales de 2023, des négociations ont lieu entre les quatre partenaires de la NUPES sur la répartition des sièges. La France insoumise ne demande qu’un seul siège de sénateur. Les autres partis refusent l’accord. Le choix de la division et l’éparpillement des listes qui en résulte coûtent aux composantes de la NUPES une demi-douzaine de sièges et aident à la progression de l’extrême droite au Sénat. 

En 2024, la France insoumise propose à de nombreuses reprises aux écologistes de présenter une liste commune aux européennes, afin de créer une dynamique pour battre l’extrême droite. Les écologistes refusent, espérant cyniquement parvenir en tête de la gauche aux européennes. Ils échouent.

Après la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron en 2024, la France insoumise accepte de concéder une centaine de circonscriptions au Parti socialiste afin de parvenir à un accord pour créer le NFP et empêcher Jordan Bardella d’accéder au pouvoir. 

Lors de ces municipales, LFI est encore une fois la force de gauche qui défend le plus l’union : 

La France insoumise s’est engagée à proposer des accords de rassemblement au second tour dans toutes les villes où elle parviendra en tête de la gauche au premier tour. La France insoumise demande seulement des garanties : le rassemblement n’est possible qu’avec celles et ceux qui veulent réellement lutter contre l’extrême droite, et refusent de mettre sur un pied d’égalité l’extrême droite et la gauche de rupture, les fascistes et les antifascistes.  

À Paris et à Montpellier, les listes de la France insoumise ont accueilli des verts fidèles au programme du NFP qui ont quitté les écologistes face au rapprochement de leur parti avec le PS. À Saint-Denis, la liste insoumise a rassemblé derrière elle les écologistes et les communistes. 

Pendant ce temps, c’est le PS qui alimente les divisions. En 2022 déjà, les dissidences socialistes menées notamment par Carole Delga avaient fait perdre une dizaine de circonscriptions à la NUPES. Aux municipales, malgré le rapprochement des écologistes et du Parti socialiste, il présente des listes contre les maires écologistes sortantes à Strasbourg et à Poitiers. À Paris, Emmanuel Grégoire continue à refuser l’idée d’un rassemblement avec la liste insoumise à Paris, au risque de faire basculer la capitale à droite. 

Dans un communiqué de son bureau national en date du 4 mars, le Parti socialiste est allé jusqu’à répondre aux appels de Jordan Bardella et de l’extrême droite, en reprenant leurs discours nauséabonds à l’encontre de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon. Un acte de division sans précédent qui pourrait conduire à la victoire de la droite ou de l’extrême droite dans de nombreuses communes, avec des conséquences graves pour les habitantes et les habitants.

Face à cette décision irresponsable, la réponse de la France insoumise a été immédiate. Elle a appelé à la constitution d’un front antifasciste pour les élections municipales. Ainsi, au second tour, la France insoumise proposera des fusions de listes afin de gouverner ensemble partout où les conditions programmatiques seront réunies. Ailleurs, elle défendra une fusion technique des listes pour empêcher la victoire de la droite ou de l’extrême droite et permettre à chacun d’être représenté. Cela éviterait la démobilisation massive de citoyens que provoquerait le retrait pur et simple d’une liste entre les deux tours, beaucoup ne se retrouvant alors plus dans les idées présentes au second tour.