Tous les sites

Non, la Révolution citoyenne n’est pas une prise de pouvoir violente

en bref

La Révolution citoyenne est un changement radical de système, de manière pacifique, par le vote et par la mobilisation sociale dans la rue

Elle vise à redonner le pouvoir au peuple et à tourner la page du néolibéralisme

La Révolution citoyenne est composée d’une phase « destituante » où le pouvoir en place est discrédité, puis d’une phase « constituante » où le peuple se donne de nouvelles règles politiques, la 6ᵉ République.

Le terme de Révolution citoyenne vient de Rafael Correa, président de l’Équateur élu en 2007, qui l’avait présenté comme un « changement radical » visant à tourner la page du néolibéralisme. Nous sommes d’accord avec cette proposition et l’avons repris à notre compte avec le mouvement insoumis.

Ainsi, la Révolution citoyenne est une prise de pouvoir pacifique, par les urnes et par la mobilisation sociale dans la rue. Elle ne prône ni la violence, ni l’illégalité dans l’action politique, mais se fait l’écho d’un changement radical de système politique. Le peuple, sujet politique de la Révolution citoyenne, doit se voir restituer son pouvoir politique et reprendre en main ses institutions. 

La Révolution citoyenne s’articule autour de trois phases. Une phase « instituante » où le peuple s’affirme et s’affiche comme auteur d’une action collective de masse tournée vers le contrôle d’une question. Puis phase « destituante » dans laquelle toute autorité, tout pouvoir est discrédité jusqu’au point qu’un mot d’ordre commun s’impose comme motif exclusif et fédérateur de l’action : « qu’ils s’en aillent tous » ! S’ensuit une phase « constituante » dans laquelle le peuple refonde de nouvelles institutions qui lui permettent de se donner des règles du jeu qui lui conviennent. 

La Révolution citoyenne est la méthode et le fondement du programme insoumis pour faire progresser partout la démocratie et l’intervention populaire, dans les institutions comme dans la ville et dans l’entreprise.

La Ve République n’est pas un problème, pas besoin de la remplacer ?

La constitution de la Ve République est en grande partie responsable de la défiance du peuple envers ses institutions politiques. Ce système profite à une petite caste de privilégiés, dirigée par le président-monarque, qui désorganise l’État et dirige au profit des ultra-riches. Ce faisant, il met en péril nos vies et nos biens communs.

La Ve République contourne aujourd’hui la voix du peuple : les mouvements sociaux sont réprimés, le Parlement bâillonné à coup de 49.3 et les résultats des élections ne sont pas respectés. 

Lors des élections législatives de 2024, quand le Nouveau Front Populaire est arrivé en tête des élections et qu’Emmanuel Macron s’est autorisé des magouilles pour ne pas nommer un Premier ministre de gauche, refusant le résultat des urnes ! 

Emmanuel Macron brutalise la société française. Pas moins de 24 lois liberticides se sont accumulées entre 2017 et 2024, au rythme de plus de 3 lois par an. Ce système dresse les Français les uns contre les autres. 

Ainsi, la Révolution citoyenne devra défaire ce système et construire de nouvelles institutions qui ressemblent à la Nouvelle France et qui répondent à ses aspirations. La Révolution citoyenne marque nécessairement la fin des institutions de la Ve République qui méprisent le peuple par essence.