Les gouvernements successifs ont organisé le démantèlement des missions de service public de la Police nationale, pour n’en faire qu’un outil brutal et répressif.
Si nous appelons la loi Cazeneuve – loi élargissant les droits des policiers à faire feu – la loi « permis de tuer », c’est parce que, depuis sa promulgation en 2017, les tirs mortels sur des véhicules en mouvement ont été multipliés par 5. Ainsi depuis cette loi, une personne a été tuée tous les deux mois en moyenne suite à un refus d’obtempérer en France. En Allemagne, c’est une en dix ans.
Depuis 2016, les violences policières ont été multipliées par deux. 52 personnes sont décédées suite à une intervention des forces de l’ordre en 2024, c’est cinq fois plus qu’en 2010. Les violences policières qui découlent de ces politiques restent pourtant souvent impunies. Cette loi du silence a été dénoncée par plusieurs policiers. Trois organes de l’ONU ont déjà condamné officiellement la France pour violences policières.
Pour en finir avec les violences policières, il est nécessaire d’avoir un contrôle externe et indépendant au sein de la police. Nous mettrons en place un nouveau code de déontologie et supprimerons l’IGPN et l’IGGN. Nous les remplacerons par un nouvel organisme indépendant, rattaché à la Défenseure des droits.
La refonte de la police passe également par un vaste plan de recrutement et une meilleure formation de nos policiers, notamment en ce qui concerne les violences sexistes et sexuelles, les violences intra-familiales et les discriminations à caractère raciste.
Nous voulons des « gardiens de la paix », pas des « forces de l’ordre ».